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Apocalypse :

 

Avertissements prophétiques sur l’Église

 

Son état et son avenir

 

 

 

Bibliquest

 

Table des matières :

1     Caractères du livre de l’Apocalypse

2     1° partie : ch. 1 — Les choses que Jean  a  vues

3     2° partie — Les choses qui sont  —  Ch. 2 et 3

3.1      Quatre et trois. Vainqueurs. Résidu. Forme des 7 lettres

3.2      Les 7 églises : Histoire prophétique de toute la période de l’Église

3.2.1       Éphèse

3.2.2       Smyrne

3.2.3       Pergame

3.2.4       Thyatire

3.2.5       Sardes

3.2.6       Philadelphie,

3.2.7       Laodicée

4     Troisième partie : Les choses qui doivent arriver après celles-ci   —   Après les 7 églises

 

1                        Caractères du livre de l’Apocalypse

1.1                  L’Apocalypse est un livre prophétique

Elle a en vue des événements qui vont jusqu’à la fin du temps, même s’il peut y avoir dans le temps présent des accomplissements partiels (2 Pierre 1:20).

Dans les sept églises des ch. 2 et 3, il y a la période (ou : dispensation) actuelle, mais ces chapitres vont jusqu’à la venue de Christ et au rejet définitif de l’église professante, ce qui n’a pas encore eu lieu.

L’Apocalypse montre la ruine finale de notre dispensation (période de l’Église) et ce qui arrivera ensuite jusqu’à l’établissement du règne glorieux de Christ.

Christ est vu comme juge, en particulier de l’Église.

 

1.2                  L’Apocalypse est un livre symbolique.

Les symboles sont nécessaires pour faire saisir un ensemble immense de vérités, que nous ne pourrions en aucune manière embrasser sans eux. Le symbole nous présente tantôt un être vivant, ange, homme, animal, ou un groupe d’êtres vivants, ou un objet inanimé, ou un groupe d’objets destinés à nous présenter certaines qualités morales dont l’ensemble nous échapperait sans cela. Presque tout est symbole dans l’Apocalypse, à l’exception du ch. 11:4-13 et du ch. 20:4 au 21:4. Exemples de symboles : l’Agneau, les anciens, la femme, le fils mâle, la prostituée, les cent quarante-quatre mille, les quatre animaux, les deux bêtes, le trône, Babylone, la nouvelle Jérusalem, etc.

Après l’introduction (1:1-8) et avant les derniers versets (22:16-21), le livre de l’Apocalypse est divisé en trois parties (1:19):

1° Les choses vues par le prophète (ch. 1) = vision du prophète

2° Les choses qui sont (ch. 2 et 3) = temps de l’Église = dispensation actuelle de la grâce

3° Les choses qui doivent arriver après celles-ci (4 à 22) — après l’enlèvement de l’Église

3.1 De l’enlèvement de l’Église à l’apparition en gloire du Seigneur (ch. 4 à 19)

3.2 Après l’apparition en gloire du Seigneur jusque dans l’état éternel.

 

2                        1° partie : ch. 1 — «Les choses que Jean  a  vues»

·         Christ, mais Christ sous un caractère inconnu jusque-là : le prince des rois de la terre. Voici, il vient avec les nuées.

·         Christ homme, revêtu de ses attributs divins,

·         Christ, vu comme l’Ancien des jours de Daniel 7, vêtu d’une robe, qui descend jusqu’aux pieds, symbole de sa dignité et ceint d’une ceinture d’or. Il n’est plus vu désormais sous ses caractères d’intercesseur ni de serviteur.

 

Jean voit les choses comme si c’était à la fin du temps de l’église (voix derrière Jean)

Divers symboles parlent de jugement (yeux, pieds, voix)

7 lampes ou chandeliers = 7 églises = 7 assemblées ; ensemble complet à un moment donné, mais surtout histoire prophétique de l’ensemble de l’église de tous les temps.

1:17-18 -  Jean, le disciple bien-aimé, n’avait jamais rencontré son Sauveur revêtu de ce caractère, aussi il tombe à ses pieds comme mort, ne pouvant supporter la pleine lumière et le feu dévorant de sa présence. Il reçoit de la bouche du juge lui-même l’assurance qu’Il est l’homme jadis crucifié, puis ressuscité et vainqueur du hadès et de la mort, ce qui garantit la résurrection de ses bien-aimés. Le prophète n’a donc rien à craindre.

L’objet du jugement n’est pas l’Assemblée, corps de Christ, ou Épouse de Christ, ou habitation de Dieu par l’Esprit et édifiée par Christ lui-même ; mais c’est l’Église vue pour ainsi dire du dehors, et confiée à la responsabilité de l’homme, et tombant en ruine.

7 étoiles = 7 « anges » des 7  assemblées = ceux qui, dans ces assemblées, ont spécialement une position de responsabilité et en tout cas, sont en mesure de comprendre le message d’avertissement du Seigneur et de le retransmettre aux assemblées (cf 2:1 et 2:2).

 

3                        2° partie — «Les choses qui sont»  —  Ch. 2 et 3

Toute la période (= dispensation) de l’Église. Le jugement de Dieu commence par la maison de Dieu (1 Pierre 4:17). Il s’agit aussi de réveiller les vrais croyants au milieu de cet état de choses, et de les encourager à la victoire par des promesses.

D’un côté, ce sont des avertissements pour tous les chrétiens aujourd’hui (les 7 églises existaient en même temps à l’époque) ; d’un autre côté, il s’agit d’une prophétie concernant l’histoire de l’Église en général au cours des siècles.

La période où l’Église est née dans sa beauté et sa pureté primitive (début des Actes) n’est pas du tout mentionnée ici.

L’Esprit de Dieu commence au déclin qui suit son établissement d’origine divine ; l’état de l’église est vu comme dépendant de sa responsabilité, non pas de la grâce.

 

3.1                  Quatre et trois. Vainqueurs. Résidu. Forme des 7 lettres

Les sept églises se divisent en quatre et trois. Elles apparaissent successivement, mais les quatre dernières coexistent jusqu’au retour du Seigneur.

Les quatre premières églises nous donnent l’histoire complète de la chrétienté jusqu’à la venue du Seigneur et à l’établissement de son royaume. Les trois dernières sont des dissidences.

Plan de toutes ces lettres :

1.      Le Seigneur se présente avec un nom ou d’une manière qui est en rapport avec l’état de l’assemblée.

2.      Le Seigneur reconnaît ce qui est positif.

3.      Reproches du Seigneur (« j’ai contre toi… dans les lettres 1, 3, 4). Pas de reproches à Smyrne et ni à Philadelphie.

4.      Appel à la repentance, puis avertissement ou menace — ou encouragement pour Smyrne et Philadelphie.

5.      Appel à écouter ce que dit l’Esprit. Appel adressé à l’église comme ensemble. Il perd son caractère général à partir de Thyatire parce qu’un résidu s’est formé au milieu de l’apostasie générale (2:24), et l’exhortation à écouter suit alors la promesse de récompense. Récompense et exhortation ne sont plus pour l’ensemble, mais pour le résidu.

6.      Promesse au vainqueur (inversion de l’appel et de la promesse à partir de Thyatire), elle aussi est en rapport avec le caractère de l’assemblée. Les bénédictions ne sont pas accordées à l’ensemble qui tombe sous le jugement, mais elles se rattachent à la victoire personnelle, à «celui qui vaincra». Cette victoire consiste à résister au courant du mal particulier qui emporte chaque église et à agir contrairement à ce mal, en nageant contre le courant. La récompense est en rapport avec le genre de victoire, et elle consiste toujours dans une communion publique ou cachée avec le Seigneur.

 

Dans les 5 premières églises, le Seigneur prend les caractères déjà connus sous lesquels il s’est révélé au premier chapitre. Dans les 2 dernières, il se révèle sous des caractères nouveaux qui sont comme une nouvelle révélation de lui-même à l’âme des fidèles.

La notion qu’une Église puisse n’être composée que de vainqueurs est fausse.

 

3.2                  Les 7 églises : Histoire prophétique de toute la période de l’Église

3.2.1        Éphèse

Rien n’a manqué de la part du Seigneur (Il tient les sept étoiles dans Sa droite) et Il juge après avoir regardé les choses de près (Il marche au milieu des 7 lampes).

Déclin de l’église primitive ; il a commencé au temps des apôtres. Beaucoup de positif (travail, séparation du mal, persécutions endurées, haine du mélange avec le monde), mais le ressort intérieur n’est plus là : il manque la foi, l’espérance et l’amour (1 Thes. 1:3), et surtout abandon du premier amour. Avertissement et menace : la lampe ôtée = l’assemblée supprimée comme témoignage pour Dieu.

Le vainqueur retrouve le premier amour.

Promesse : assurance que viendra le temps où il n’y aura plus à faire face à la responsabilité (l’arbre interdit, celui de la connaissance du bien et du mal de Gen. 1, ne se trouve pas dans le paradis de Dieu).

 

3.2.2        Smyrne

Le Seigneur se présente comme celui qui demeure par delà tous les ennemis et qui a vaincu la mort qui menace les fidèles de Smyrne (2:8).

Appréciation de l’état de l’église : il faut voir les choses comme Dieu les voit : les vraies richesses et la vraie noblesse ne sont pas avec ceux qui prospèrent sur la terre (2:9).

L’épreuve est exactement mesurée par Dieu (10 j = peut-être 10 périodes de tribulations ; le nombre 10 est une mesure humaine ; 1 Cor. 10:13). Le diable agit par méchanceté comme dans le cas de Job, mais Dieu a le contrôle supérieur. Le pire, c’est-à-dire la mort, n’est absolument pas (« en aucune manière ») à craindre au vu (a) du caractère du Seigneur au v. 8, et au vu de (b) couronne de vie au-delà de la mort (Matt. 10:28) et au vu de (c) la promesse au vainqueur : la première mort n’est rien par rapport à la seconde mort = enfer, que le fidèle ne verra pas.

La période des persécutions est permise pour arrêter le déclin et restaurer l’Assemblée.

Promesse : une pour l’ensemble (couronne de vie) et une pour le vainqueur (ne pas souffrir la seconde mort).

 

Dans les deux églises fidèles, Smyrne et Philadelphie, l’opposition provient de la synagogue de Satan = ceux qui ont la prétention d’être le peuple de Dieu = le monde religieux : ce fut d’abord les Juifs, et ensuite les grandes églises officielles. Ils ne se rassemblent pas comme assemblée de Dieu, mais comme une simple synagogue = un rassemblement d’homme dont la loi de Moïse ne parle pas, et cette synagogue est dirigée par Satan dans son opposition contre Dieu.

 

3.2.3        Pergame

Le Seigneur se présente avec l’épée aiguë à deux tranchants qui est la Parole de Dieu (Héb. 4:12) seule capable de distinguer, dans les pensées humaines, ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas.

L’établissement du trône de Satan dans l’Église = le monde extérieurement christianisé = l’église mêlée au monde. Les témoins fidèles sont persécutés au milieu d’elle. La doctrine de Balaam selon Nombres 25 et 31:16 consiste à mélanger volontairement l’église et le monde pour adapter l’église au monde avec la prétention de faire cesser les conflits entre l’église et le monde et en vue d’en tirer un profit matériel (Satan a en outre le but de détacher l’Église de Dieu par le péché). Au temps d’Éphèse quelques-uns faisaient cela ; au temps de Pergame, cette pratique est devenue une doctrine affirmant que ce mélange est une chose bonne. Historiquement, cela a eu lieu sous l’empereur romain Constantin (christianisme devenu religion officielle de l’empire), mais la tentation demeure toujours.

Appel à la repentance : cette même parole de Dieu devient un instrument de jugement terrible (Apoc. 19:15).

Promesse au vainqueur : Le vainqueur est celui qui ne trouve aucune nourriture dans ce monde (qui est un désert pour lui, car il rejette le mélange de l’église et du monde). Il a la promesse de la manne cachée = Christ comme nourriture spirituelle du croyant en traversant ce désert. Caillou blanc = signe d’approbation (moyen de voter ‘oui’ à l’époque ; le caillou noir étant le vote ‘contre’). ‘Nouveau nom que nul ne connaît’ : Intimité avec le Seigneur, et non pas avec le monde.

 

3.2.4        Thyatire

Le Seigneur se présente (2:18) comme celui qui vient châtier directement selon sa justice (airain : Exode 38:2, 4, 6, 8 ; Nombres 21:9).

Thyatire représente la forme catholique-romaine de l’Église, qui donne son caractère à la chrétienté jusqu’à la venue du Seigneur ; la fausse prophétesse (= la tradition et les dogmes supplantent la Parole de Dieu) avec sa fornication (collabore avec le monde pour le commander) et son culte idolâtre (vierge et les saints, pain de l’eucharistie). Elle a des enfants (elle continue ainsi à vivre au cours du temps), et refuse de se repentir (= elle reste semblable à elle-même au cours du temps ; 2:21). Thyatire dure jusqu’au retour du Seigneur (« jusqu’à ce que je vienne » 2:25).

Au sein de Thyatire, mais distinct d’elle, il y a un Résidu fidèle (« les autres qui sont à Thyatire ») qui sont accusés faussement par l’ensemble d’avoir « connu les profondeurs de Satan » (2:24). Ils n’ont pas l’obligation de quitter Thyatire, mais seulement de tenir ferme. Ce n’est pas en contradiction avec d’autres passages commandant de se retirer du mal, car ils n’ont pas saisi toute la vérité (« ce que vous avez »).

Avertissement : l’appel à la repentance n’étant pas écouté, la menace est la mort et la manifestation publique de la corruption (2:22-23).

Promesse au vainqueur : Les vainqueurs sont ce Résidu. La promesse a deux aspects : 1. l’autorité sur les nations, et les paître avec une verge de fer, voilà les caractéristiques du règne de Christ selon le Psaume 2 ; le résidu est donc associé avec Christ dans ce pouvoir terrestre qu’a tant convoité Thyatire, et qui échappe à celle-ci, alors qu’il est confié à ceux qu’elle a tant méprisés. 2. L’étoile du matin (2 Pierre 1:19 ; Apoc. 22:16), c’est Christ possédé dans les cœurs des croyants qui attendent son retour juste avant que vienne le jour de la gloire du règne millénaire de Christ, symbolisé par le lever du soleil de justice (Mal. 4).

 

 

Comparaison de Pergame et Thyatire : Doctrine perverse dès le début : Balaam (2:14), les Nicolaïtes (2:6, 15), et Jésabel (2:20), ont au fond le même caractère (pousser en faveur du mélange de l’Église et du monde), seulement Balaam exerce son action depuis le dehors, les Nicolaïtes forment une secte dans l’Église, Jésabel est ce qui caractérise l’Église elle-même.

Les trois dernières églises sont, d’après un ordre symétrique (4+3) qui se répète tout le long de l’Apocalypse, un sujet spécial sorti du sujet général ; différentes des quatre premières, elles se succèdent dans leur apparition, mais coexistent jusqu’à la venue du Seigneur mentionnée chez chacune. Sardes et Laodicée sont la corruption de ce qui, à un moment donné, avait été établi en puissance par le Seigneur.

 

3.2.5        Sardes

C’est le protestantisme issu de la Réformation, non pas à sa naissance, mais ultérieurement : il est devenu mort.

Le Seigneur se présente avec les 7 esprits de Dieu (en 1:4 ce n’est pas Lui qui les « avait » = on est dans un état de choses nouveau ; 7 esprits = le Saint Esprit, selon ses 7 caractères, Ésaïe 11:2). Un corps mort a besoin d’être animé par l’Esprit de Dieu.

Il n’y a rien de réellement positif chez Sardes, sinon le résidu qui existe en elle : « quelques noms… » (3:4).

Tu as le nom de vivre = on dit que tu as la vie, car on sait que tu es sortie de Thyatire — mais cette réputation ne correspond pas à la réalité.

Exhortation : on ne peut plus revenir au commencement, alors il faut affermir ce qui reste.

Appel à la repentance et menace : la venue du Seigneur n’est plus désirée, et Il vient de la même manière que pour le monde, « comme un voleur » (1Thes. 5:2,4 ; 2 Pierre 3:10).

Promesse au vainqueur : position irréprochable de ceux qui sont justes (robes lavées dans le sang de l’Agneau, 1:5 et 7:14). Le vainqueur garde la justice de Dieu et a la certitude de la vie éternelle (3:5).

 

3.2.6        Philadelphie,

Philadelphie signifie amour des frères, mais aucune exhortation n’est donnée dans ce sens, car elle le manifeste dans son existence même. Assemblée issue du réveil du 19ème siècle. Seule assemblée sans reproche avec Smyrne, mais seule assemblée sans reproche en temps hors persécution, d’où son importance extrême comme modèle actuel.

Le Seigneur se présente comme Le Saint (en face d’une corruption généralisée) + Le Véritable (en face du mensonge généralisé) + Il a la clef de David = Il est comme Le Serviteur fidèle établi sur la maison de Dieu selon És. 22:22. Porte ouverte = possibilité d’exister comme assemblée et de rendre témoignage à l’évangile et à la vérité dans son ensemble (1 Tim. 2:4 ; 1 Cor. 16:9). Tous ces caractères du Seigneur correspondent à l’état de Philadelphie.

Ce qui est positif : Philadelphie garde la parole (du Véritable) et ne renie pas le nom du Seigneur (comme le Saint). Peu de force (extérieure) = faiblesse qui n’est pas un sujet de reproche : le Seigneur y supplée en ouvrant lui-même la porte. Aucun blâme et Philadelphie reçoit même l’assurance d’une approbation publique (3:9).

Opposition de la synagogue de Satan (voir plus haut à propos de Smyrne).

Promesse pour l’ensemble (non restreinte au vainqueur) : Philadelphie ne subira pas la grande tribulation ni les événements terribles de l’Apocalypse postérieurs à l’enlèvement de l’Église, car son caractère est céleste en contraste avec ceux qui habitent sur la terre (3:10 ; position morale).

L’avertissement comprend d’abord un encouragement (assurance de la venue prochaine du Seigneur ; c’est ce qui a du prix pour Philadelphie), et ensuite, non pas une menace, mais un signal de danger, celui de perdre sa couronne (= récompense manifestant l’approbation de Dieu et un honneur qu’Il donne).

Promesse au vainqueur : Il restera pour toujours dans l’intimité de la présence de Dieu + il n’aura plus à faire avec le monde (dehors) + il est signalé comme la possession propre de Dieu et du Seigneur, et le lieu céleste de Son habitation. Bénédictions toutes liées à la gloire de Dieu et de Christ.

Peu de force, garder Sa parole, ne pas renier Son nom, vivre dans l’attente de Son retour : Tout réveil qui porte ces caractères philadelphiens subsistera jusqu’à la venue du Seigneur.

 

3.2.7        Laodicée

En un sens, Laodicée est le fruit du déclin de la Philadelphie d’origine.

D’un autre côté, Laodicée est le résultat de ce que le réveil de Philadelphie a produit dans la chrétienté professante : une grande activité extérieure sans vie, sans cœur pour le Seigneur, sans connaissance de soi-même, et entièrement basée sur l’énergie du vieil homme, par laquelle on pense acquérir les bénédictions divines — chose dégoûtante pour le Seigneur qui la vomit de sa bouche. Elle attendra dans cette situation le jugement final qui tombera sur elle.

Le Seigneur se présente comme celui qui rend encore un témoignage quand tout témoignage humain a disparu, et comme celui qui est à l’origine de la nouvelle création (nouvel homme en Christ de Rom. 8). C’est tout l’opposé de Laodicée.

Le Seigneur n’a plus rien à reconnaître de positif dans cette assemblée. Extérieurement, elle est encore qualifiée de lampe, mais intérieurement le Seigneur n’y a plus place (quand il frappe, il se tient à la porte = dehors). Laodicée est tiède = indifférente au Seigneur. Elle est très satisfaite d’elle-même (je me suis enrichi), elle croit avoir de la richesse (point de vue diamétralement opposé à celui de Smyrne : tu es riche), alors que spirituellement elle est misérable, pauvre, aveugle, et nue. Misérable = pauvre = elle n’a pas le trésor dans le ciel (Matt. 6:19-21). Aveugle = elle ne voit même pas son propre état, ni ce qu’est le Seigneur. Nu au sens de 2 Cor. 5:3 = état de l’homme naturel.

Les conseils donnés sont en rapport avec l’or (= justice divine), les vêtements (pour cacher l’homme naturel et revêtir le nouvel homme, Éph. 4:23,24), les vêtements blancs (ceux qui sont lavés dans le sang de l’Agneau), le collyre (= remède à l’aveuglement). Acheter, avec Dieu c’est sans argent et sans prix (És. 55:1) = c’est accessible à tous, mais il est quand même question d’acheter (et non pas de donner), car il faut sentir que ce qu’on veut acquérir a du prix. Tous les besoins signalés sont en rapport avec le fait de manifester quelque chose de Dieu, et non pas de l’ancienne création qui est dans le péché.

Le vainqueur : Il y a un encouragement à celui qui veut manifester un autre esprit : Lui ouvrir la porte = ce qui est proposé est une communion individuelle et non plus collective. La bénédiction restante est l’intimité de la communion (souper avec Lui, et Lui avec le fidèle). Cela implique que les autres ont une forme chrétienne sans plus aucune communion avec le Seigneur.

Promesse au vainqueur : partager la gloire du Seigneur. Ce n’est plus le misérable, pauvre, aveugle et nu ! Il a retrouvé la communion avec le Seigneur.

 

4                        Troisième partie : «Les choses qui doivent arriver après celles-ci»   —   Après les 7 églises

Le retour du Seigneur pour enlever l’Église ne se trouve pas en Apocalypse, mais il est évident qu’il a lieu entre la fin du ch. 3 et le début du ch. 4, pour de nombreuses raisons :

         Les choses qui doivent arriver après celles-ci (1:19 et 4:1).

         À partir du ch. 4 le langage et la pratique des fidèles n’ont plus le caractère chrétien (vengeance de 6:10 ; cantique de Moïse 15:3 ; esprit de jugement 11:5-6). Les fidèles sont ceux qui acceptent l’évangile du royaume (Matt. 24:14)

         La distinction entre Israël et les nations recommence (ch. 7)

         Présence au ciel des 24 anciens qui ont l’intelligence des pensées de Dieu. Ce sont manifestement des saints ressuscités, et non pas des anges ; donc la résurrection a déjà eu lieu. La phase de 20:6 n’en est qu’un complément.

 

L’enlèvement de l’Église (selon 1 Thes. 4:14-18 et Jean 14:1-3) n’est pas mentionné, car c’est l’espérance céleste de l’Église, alors que l’Apocalypse ne traite que de la responsabilité sur la terre. Apoc. 19 montre une apparition en gloire du Seigneur, c’est celle de Matt. 24:30 ; elle apporte le jugement ou châtiment.